Visiter un « Luna Park » – Sydney (Nouvelles-Galles du Sud)

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En 1903 ouvre à Coney Island, dans la ville de New York (New York), au sud-est des Etats-Unis d’Amérique, le premier d’une longue liste de « Luna Park » à travers le monde.

Ces Luna Park sont des fêtes foraines fixes qui, dès le début du XXe siècle drainent des millions de visiteurs chaque année.

A l’époque, le grand nombre d’ampoules électriques, 1.300.000 au total, attire les curieux, encore peu habitués à cette « nouvelle » technologie.

Les Luna Park et le divertissement à l’ancienne

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Ces parcs sont alors ce que nous imaginons aujourd’hui des foires d’antan avec sa galerie de monstres, ses stands de tirs et d’adresse, sa grande roue mais aussi, déjà, ses premières montagnes russes, dont le « Cyclone », aujourd’hui classé lieu historique d’intérêt national et véritable lieu de pèlerinage pour tout passionné d’attractions du genre.

L’été, Coney Island est aussi une station balnéaire sur les plages de laquelle se pressent les New Yorkais pour prendre un bain de soleil.

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Après la Seconde Guerre mondiale, le Luna Park de Coney Island est laissé à l’abandon pour ne rouvrir que bien des décennies plus tard, en 2010.

Les Luna Park à la conquête du monde

La renommée de ce parc fut telle qu’aujourd’hui encore, bien des salles d’arcades à travers le monde rendent hommage à son nom qui deviendra même, dans certaines langues, le seul mot existant pour désigner les parcs d’attractions.

A l’autre bout du monde, à Saint-Kilda, près de Melbourne (Victoria) et à Sydney (Nouvelles-Galles du Sud), au sud-est de l’Australie, sont bâtis deux autres Luna Park, respectivement en 1912 et 1935.

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Celui de Sydney est situé sur le site d’anciens ateliers où œuvraient les ouvriers chargés de la construction du « Harbour Bridge », le pont se jetant au-dessus de la baie de Sydney.

Les Luna Park, lieu de joie durant les heures sombres de l’histoire

Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut l’un des principaux lieux de détente des soldats postés là et ils ne manquaient pas d’y chercher la bagarre… et les prostituées, donnant au site une réputation sulfureuse.

A cette sombre époque, les nombreuses ampoules qui décoraient et faisaient, là aussi, la renommée du parc, furent éteintes pour éviter d’attirer l’attention de l’armée japonaise en cas d’attaque.

Aujourd’hui encore, malgré son histoire mouvementée, le Luna Park attire les touristes qui se pressent aux pieds de l’entrée principale : le visage d’un clown dont on ne sait si l’expression de son sourire invite à l’amusement ou à la débauche. – Comme sur l’île de Pleasure Island, dans le dessin animé de Walt Disney, « Pinocchio » dont le nom et l’imagerie est sans doute librement inspirée de Coney Island. –

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Les Luna Park, un symbole des jeux d’antan

Si l’entrée dans l’enceinte du parc y est gratuite, les tours de manège, souvent démodés, y coûtent cher mais sont le souvenir d’une belle époque où peu suffisait à distraire le visiteur.

A la nuit tombée, depuis la terrasse de l’opéra de Sydney, on distingue sans peine les milliers de lumières jaunes qui invitent à traverser l’Harbour Bridge et à pénétrer dans ce mythique parc d’attraction venu d’un autre temps pour s’y offrir une barbe à papa ou un tour de ces manèges qui grincent et semblent peiner à démarrer, fatigués par les années mais déterminés à entretenir une partie de l’histoire du monde.

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