Le Château Frontenac – Québec (Québec)

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La ville de Québec (Québec), à l’est du Canada, est surplombée par une immense bâtisse de briques roses-orangées coiffée d’un toit de cuivre vert-de-gris : le Château Frontenac.

Le Frontenac n’a de « château » que son nom et son architecture puisque jamais aucun souverain n’y vécut de manière permanente.

C’est à la fin du XIXe siècle que la ville de Québec réfléchit à la construction d’un grand hôtel destiné à accueillir le tourisme de luxe, alors en pleine expansion grâce à la compagnie ferroviaire « Canadien Pacifique », commanditaire du projet par l’intermédiaire de sa société « Château Frontenac Company ».

En 1892 débute sa construction selon les plans de l’architecte Bruce Price qui prévoit de donner à la ville de Québec une escale de choix pour tous les voyageurs transitant sur les lignes allant de Vancouver à New-York.

Le Château Frontenac, une adresse prestigieuse et une escale de choix

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Comptant aujourd’hui cinq ailes et une tour centrale, l’hôtel s’est agrandi au fil du siècle qui suit, épousant le relief des butes se jetant dans le fleuve Saint-Laurent et longeant les plaines d’Abraham, siège de toutes les réjouissances durant les beaux mois d’été à Québec.

Cet hôtel de 611 chambres, dont les prix valent ceux des plus grands palaces, a accueilli d’illustres personnages tels que, pour ne citer que ceux-là, le premier ministre anglais Winston Churchill, le Président des Etats-Unis d’Amérique Franklin Delano Roosevelt, le cinéaste Alfred Hitchcock et Grace Kelly, Princesse de Monaco.

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Le Château Frontenac, hôtel le plus photographié du monde

Plus imposant que n’importe quel autre bâtiment et dominant le quartier historique de la ville, accessible depuis la terrasse Dufferin par un funiculaire, le Château Frontenac est visible depuis n’importe quelle ruelle en contrebas, jouant à se cacher entre le toit des maisons et les arbres plantés là. Cette particularité lui vaut son titre d’« hôtel le plus photographié du monde ».

L’incendie qui faillit changer le visage de Québec

Le 14 janvier 1926, au sommet de sa gloire, le Château Frontenac prend feu : d’abord invisible, le feu se répand sous le parquet des luxueux salons et se faufile dans les étages par les conduites accueillant la tuyauterie du château ; puis les flammes se transforment en un grand brasier causant des dégâts évalués entre deux et trois millions de dollars canadiens d’alors.

Les Québécois, affluant en masse aux pieds du château, sont partagés entre la tristesse de voir ce joyau d’architecture se réduire en cendres et l’émerveillement d’assister au spectacle des flammes illuminant le vieux Québec.

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Outre le Château Frontenac, les pompiers s’inquiètent pour le reste de la ville, risquant elle aussi de s’embraser au contact des débris enflammés qui, par chance, s’envolent pour aller s’éteindre d’eux-mêmes dans la neige fraîchement tombée.

Heureusement, le fleuve Saint-Laurent, tout proche, permit de sauver le Frontenac, les pompiers y puisant toute l’eau nécessaire à contenir l’incendie.

Le Château Frontenac renaît de ses cendres

Le brasier éteint, la reconstruction de l’aile détruite est planifiée ; à l’identique, pour lui rendre le faste rayonnant aujourd’hui encore à travers le monde.

Si y dormir est malheureusement la seule façon de le visiter, le Château Frontenac est plus beau que jamais et occupe depuis sa construction les fonctions d’ambassadeur de la ville de Québec à travers le monde et de modèle de choix pour illustrer les plus belles cartes postales.

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